Aujourd’hui on va parler d’un sujet qui touche un peu près tous les domaines : le chômage chez les jeunes diplômés. Enfin “chômage” un peu forcé car quand on sort des études, tout ce que l’on veut c’est travailler dans le domaine pour lequel on s’est tapé 5 ans d’études…

Jeune diplômé : la chasse au premier emploi

J’ai terminé mes études de communication il y a tout juste un an. Et depuis ? Je me bats pour trouver un emploi dit “stable”, autrement dit le précieux CDI. J’ai envoyé je ne sais combien de CV et de lettre de motivation, avec pour la plupart du temps aucune réponse car les entreprises ne se donnent plus la peine de t’écrire un “malgré toutes les qualités que porte votre candidature, nous sommes au regret de vous dire que nous ne pouvons y donner suite Bla-bla-bla.

Ensuite, quand tu arrives à passer les sélections pour décrocher un entretien, il y a 2 cas de figures : tu es embauché, c’est le cas que tout le monde aimerait avoir ahah. Ou alors soit on t’oublie et on ne t’apporte aucune réponse, tu es toi-même obligé de relancer pour enfin te prendre un “malgré toutes les qualités que porte votre candidature, nous sommes au regret de vous dire que nous ne pouvons y donner suite”. Soit on te dit que finalement ils ont préféré prendre une personne avec plus d’expériences… Oui mais Messieurs, Mesdames les recruteurs, si personne ne nous embauche, l’expérience on ne risque pas de l’acquérir !

Tout comme écrire des lettres de motivation “classiques” et bien rodées, je vous épargne la méthodologie, tout le monde la connait ;). Bien sûr, il y a quand même des entreprises qui prônent un mode de recrutement un peu plus moderne. J’ai déjà vu passer des annonces où tu dois simplement écrire sur qui tu es et ce que tu veux faire, exprimer tes motivations mais de façon plus ouverte. Sans devoir construire un paragraphe sur l’entreprise, sur tes expériences … Le formalisme du recrutement à la française devrait prendre un peu plus exemple sur le recrutement à l’américaine. Ce que commence à faire certaines entreprises en France, notamment les starts up ce qui n’est pas encore le cas pour les très grosses entreprises, ça viendra peut-être ;).

Je ne dénigre pas les entreprises et ce mode de recrutement parce que je vous attends déjà me dire “si tu n’es pas contente pars donc à l’étranger”. Je fais part de mon expérience et de mon ressenti sur ce sujet !

A quoi ressemble tes journées de “jeune diplômé chômeur”  ? 

Au début c’est sympa tu te dis “super à moi les grass mat et les vacances !” Sauf que ce n’est pas du tout ça. Enfin, si tu veux ça peut l’être mais ça deviendra vite un cercle vicieux. Pour ma part, je ne suis pas tombée dedans. Déjà parce que je ne supporte pas de rester chez moi à ne rien faire plus d’une journée. Je vous jure c’est véridique ! J’aime me lever le matin et avoir un objectif, pas me dire “bon alors je fais quoi aujourd’hui ?” Oui bon c’est bien de temps en temps je vous l’accorde mais toute l’année… .

Les premiers mois …

Le matin, tu te lèves, tu bois ton café ou ton thé, #teamcafé pour ma part et ensuite ton ordinateur devient ton meilleur ami pour de longues heures ! Non pas pour la raison à laquelle tu penses hein, c’est à dire squatter Netflix ou se faire tous les épisodes de GOT (je ne suis pas du tout cette série en plus ahah). Mais pour éplucher TOUS les sites d’offres d’emplois. C’est tout de suite moins fun.

En vrai, vous faites ça au début, les 3 premiers mois, après vous restez fidèle à Indeed et Pole emploi. C’est aussi au début que vous imprimez des cv et des lettres, pour les envoyer, hum un peu partout. Je ne compte même plus la somme de timbres que j’ai dû acheter ! Vous vous inscrivez sur LinkedIn et d’autres plateformes professionnelles. Et vous postulez aux offres qui vous correspondent le mieux. Oui mais après ? Le reste de la journée ? Sois-tu es inscris en intérim et tu bosses par-ci par-là. Sois-tu vas faire du shopping ! AHAH La 2ème option est plus plaisante mais quand tu as fait 50 fois le tour des magasins et tu as vidé ton compte en banque, il te reste alors que la 1ère option 😉

… et les suivants

Les mois passent et se ressemblent… Tu passes à des offres ciblées à tout et n’importe quoi, car juste avoir un job pour toi c’est le principal, même si c’est éloigné de tes compétences et de ton expérience. Tu passes aussi par toutes les émotions. De la joie et de la détermination quand tu as des retours positifs, des entretiens, aux doutes et à la déception quand tu n’as aucun retour ou des échecs suite à des entretiens. Forcément quand ça fait plusieurs mois que tu es au dit “chômage”, tu passes par des moments de doute ou tu te demandes si finalement tu es fait pour faire ce métier, tu essaies de te trouver tous les défauts de la Terre pour trouver une cause à cette situation. En gros, tu perds en toi.

Oui je l’avoue, je suis passée par ces moments. Après chacun à sa façon de voir et d’encaisser les choses, mais ça reste tout de même une situation pas facile. Quand tu as 26 ans, que la majorité de tes amis travaillent, que chacun construit et avance dans sa vie. Alors que toi et bien tu peines à commencer ta carrière professionnelle et donc remettre à plus tard tes projets. Mais la motivation, la détermination et la passion, sont bien plus fortes que ça !  Relève-toi et fonce ! Tu te donnes tous les moyens pour y arriver, persévérer ! 😉  Donne-toi de nouveaux objectifs et de nouveaux projets.

Mes conseils 

    • Ne pas restreindre sa zone géographique de recherche, postulez partout et pourquoi pas à l’étranger si vous maîtrisez bien l’anglais !
    • Être organiser dans sa recherche.
    • Utiliser les réseaux sociaux pour développer son réseau professionnel : Linkedin et Shapr, une nouvelle application de networking.
    • Sortir du lot en se démarquant des autres dans ses candidatures, postuler de façon originale tout en restant dans le contexte pro bien sûr.
    • Ne pas se décourager et au contraire montrer sa motivation et sa détermination !
    • Se fixer de nouveaux objectifs et de nouveaux projets, en lien avec votre activité professionnelle, ça vous apportera un support supplémentaire.

 

 Et l’auto-entreprenariat ? 

Suite à ces longs mois sans décrocher un contrat, j’ai décidé de me mettre à mon compte et de démarcher des entreprises pour des missions en free-lance. Pour ma part, en tant que Community manager et Chargée de communication.

Comment devient-on autoentrepreneur ?

Rien de plus facile ! Cela peut faire peur mais n’importe qui peut avoir ce statut. Que vous soyez salarié ou non. Il vous suffit d’aller sur le site : lautoentrepreneur.fr et en 20 minutes vous avez créé votre petite entreprise ;). Il faut renseigner votre domaine d’activité, vos coordonnées, rien de bien compliqué ! Au bout de quelques jours, vous recevez un courrier de l’URSSAF avec votre numéro de Siret, ce qui vous confirme votre nouveau statut. Si vous êtes inscrits à Pole emploi, vous pouvez l’ACCRE : pendant 3 ans vos charges seront réduites. Vous devez déclarer tous les 3 mois votre chiffre d’affaire, si vous faites 0, vous n’avez aucunes charges à payer et heureusement. Vous avez aussi la possibilité de payer vos charges tous les mois. Pour ma part, j’ai choisi la première option. Toutes les démarches se font en ligne, e qui est bien pratique ! Concernant la sécurité sociale et la mutuelle, rien n’a changé, donc pas de soucis à ce niveau-là. Maintenant il ne vous reste plus qu’à démarcher des clients, c’est parti !

 

Mes conseils et les pièges à éviter

  • Ne pas hésiter à démarcher les entreprises, par mail et par téléphone. Faites des propositions, par exemple si vous êtes webmaster, proposer des solutions pour améliorer un site web d’une entreprise qui en aurait besoin.
  • Établir une grille tarifaire et une plaquette des prestations que vous proposez, vendez-vous ! Faites-vous un site internet, pour y mettre votre book, vos prestations … Je n’en ai pas encore personnellement mais j’y travaille 😉
  • S’inscrire sur des groupes Facebook pour les auto-entrepreneurs, notamment ceux spécialisés dans votre domaine, ça vous permet d’avoir des conseils, de partager votre expérience avec d’autres personnes. Celui-ci est très bien : esprits libres
  • S’inscrire sur des plateformes pour Free-lance : il y a en a beaucoup, ces sites ont des limites et il faut être vigilent, en plus ils se prennent une com 😉 Je vous conseille Hopwork vous renseignez vos prestations, votre prix et vous voilà sur le marché des Free ! J’ai eu quelques missions et clients par ce site. Bien sûr, je n’ai pas fait valider la mission par la plateforme mais par moi-même, en faisant une facture.
  • Développer votre réseau : très important ! Et le bouche à oreille reste le mieux. Créez-vous une carte de visite et n’hésitez pas à la dégainer quand l’occasion se présente 😉 Utilisez SHAPR, c’est une bonne application pour développer son réseau, rencontrer des professionnels ou des gens qui sont comme vous, free dans votre domaine. Marion si tu passes par-là 😉 Ou encore être démarcher !  Ça m’est arrivé aussi.
  • Aller à des after-work, dans des espaces de co-working, enfin sortez quoi ! Etre indépendant et en télétravail ça a des avantages, vous êtes votre propre patron, vous gérez votre temps, votre travail, vos vacances… Mais vous êtes seul. Pour moi c’est un des inconvénients, vous n’avez ps de vie sociale “pro”, pas de collègues, pas d’ambiance de bureau. Le co-working est une bonne alternative je trouve ! L’autre inconvénient c’est que le statut d’auto-entrepreneur ne vous assure pas de sécurité. Vous pouvez avoir des mois sans revenu du jour au lendemain. Et vous n’avez pas le droit de toucher le chômage alors que vous assez bossé, comme un salarié, si ce n’est plus ! #aquandunereforme?
  • Toujours faire signer un devis ou un document avant de commencer à bosser pour un client ! N’hésitez pas à demander une partie de votre paiement en avance. Malheureusement, beaucoup en profite et ne vous paient pas.

 

Quant à moi, je suis toujours à mon compte, j’ai des clients, des missions spontanées. Etre free-lance quand on est jeune diplômé et après des mois de galère pour trouver un travail, c’est une bonne solution. Cela vous permet d’avoir une activité professionnelle dans votre domaine à mettre dans votre cv, ça évite les trous. Vous êtes dynamiques et ça vous fait de l’expérience professionnelle ! Après c’est à vous de voir si vous préférez rester à votre compte ou devenir salarié. Pour ma part, je reste ouverte à toutes les opportunités professionnelles qui s’offrent à moi mais sur le long terme, je préfère avoir un contrat, un CDI. C’est plus “safe” ;). 

 

Toi aussi tu es dans le même cas ? Quel est ton domaine d’activité ? N’hésite pas à partager ton expérience en commentaire, je suis curieuse de savoir ! 🙂